Saint Albert le Grand |
Saint Albert le Grand
Albert de Groot, est né vers 1193, à
Lauingen (Souabe) sur les bords du Danube. |
Ses cours attirant une foule considérable, il
est contraint d'enseigner sur une place qui lui doit elle aussi son nom, la place Maubert;
de Magister Albertus ou de Malus Albertus (à cause de sa réputation d'alchimiste) selon
les sources.
Il fonde en 1248 l'Ecole des Prêcheurs de Cologne.
Albert sera nommé en 1260 évêque de Ratisbonne, mais il se démet de ses fonctions deux
ans plus tard pour reprendre l'enseignement à Cologne.
Il meurt le 15 Novembre 1280 et est enterré dans l'église dominicaine Saint André à
Cologne.
Béatifié en 1652, il est canonisé le 16 décembre 1931 par le pape Pie XI et proclamé
Docteur de l'Eglise.
Depuis le 16 décembre 1941 il est patron des naturalistes.
Promoteur des sciences "naturelles" dans l'optique d'Aristote, il est en son temps, malgré la résistance des adeptes de la tradition, le principal artisan de l'intégration des nouvelles philosophies grecques et arabes dans l'univers théologique qu'il réforme par une épistémologie nouvelle. Sa renommée lui a fait attribuer de nombreux apocryphes. A Cologne au 15ème siècle une Ecole Albertiste originale s'est constituée.
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Parmi ses oeuvres philosophiques on trouve : - Sur l'intellect et l'objet intelligible (1250) - Traité de l'âme (1254) - La nature et l'origine de l'âme (1258) - Métaphysique (1262) - Sur les causes et l'émanation de l'univers Il fut
fortement soupçonné d'alchimie, on raconte même qu'il aurait créé un androïde que
Saint Thomas détruisit à coups de bâtons. |
Il croit en la magie des plantes et des
pierres, et en leurs effets sur l'être humain ; il rédige petit à petit un traité qui
plus tard portera le nom de " Grand et Petit Albert ", livre tiré d'une
uvre quasi - encyclopédique publiée en 1651.
Dans les éditions que l'on peut trouver de nos jours, seule la première partie est de
lui. De forts soupçons pèsent concernant l'authenticité de la rédaction de la seconde
partie, les éditeurs, au fil des années, ayant rajouté des formules et rites
"empruntés" à d'autres grimoires non moins réputés, tel que l'Enchiridion du
Pape Léon.